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C’est arrivé chez nous

Le 18 septembre 1981, il y a donc 25 ans, avait lieu l’un des événements majeurs de l’histoire de France du 20ème siècle : l’Assemblée Nationale votait l’abolition de la peine de mort en France par 363 voix pour et 117 contre.

Badinter_1






La veille, se déroulait le préambule de ce vote : le saisissant, l’extraordinaire discours du Garde des Sceaux Robert Badinter. Ceux qui ont entendu ce discours ou vu la prestation de Badinter ne l’ont pas oublié, pour les autres, il suffit de cliquer ici.

24 septembre 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Le jour d’après

Nyskyline Aujourd’hui, tout se déroule comme cela aurait dû se dérouler hier. Ann-Elyse est à l’heure. Hier, son retard m’a excédé. Son retard m’a exaspéré. J’ai piétiné devant la porte de la salle de bains pendant un quart d’heure et j’ai perdu ce quart d’heure sans pouvoir le rattraper. Ne comprend-elle pas que 15 minutes perdues sont, justement, perdues. Qu’on ne les retrouve jamais. Jamais : je suis sorti de la salle de bains avec un quart d’heure de retard, je me suis habillé avec un quart de retard, je suis parti de la maison pour me rendre au bureau avec un quart d’heure de retard, je suis sorti du métro avec un quart d’heure de retard.

Je déteste être en retard. Elle le sait, elle l’a toujours su. C’est pour ça qu’elle se dépêche d’habitude. Mais hier… Hier ! Etait-ce un hasard ? Le Hasard. Elle s’est réveillée en retard, s’est douché en retard et la suite, tu la connais. Enfin presque.

Ma fille, Ann-Elyse, a pris hier un quart d’heure de retard et je ne sais à quoi attribuer cela. À la chance, ou à la providence, ou à autre chose que j’ose à peine nommer.

Hier, j’étais en retard et aujourd’hui je suis un survivant.

Je suis arrivé au pied de l’immeuble un quart d’heure plus tard que d’ordinaire. J’étais devant l’ascenseur et j’ai appuyé sur le bouton avec ce quart d’heure de retard qui ne semblait vouloir s’effacer sous aucun prétexte.

J’aurais du être hier, comme tous les matins depuis 3 ans, avec mes collègues, au 102ème étage de la tour 1 à 8h30. Hier, 658 des personnes qui travaillaient pour Cantor Fitzgerald entre le 101ème étage et le 105ème étage étaient des collègues. Des collègues à l’heure. Aujourd’hui, ce sont des souvenirs, des regrets. Des cadavres.

J’ai appuyé sur le bouton de l’ascenseur à 8h45.  L’avion s’est écrasé à 8h46 aux environs du 95ème étage. Après, je ne me souviens pas de tout. J’ai couru, j’ai suffoqué, j’ai marché, j’ai erré.

Le quart d’heure perdu hier m’a fait gagner des années. Je ne comprends pas pourquoi ce privilège m’a été accordé. Je sais qu’il eut été naturel que je sois le 659ème.

                                                 -----------------------------------------

Cette histoire est celle que m’a racontée Ricardo U., l’un de mes plus anciens amis, le 12 septembre 2001. Sa fille, Ann-Elyse, dont je suis le parrain, avait 13 ans cette année-là.

Il travaillait dans l’une des tours du World Trade Centre. Aujourd’hui encore, 5 ans après les attentats, il a du mal à parler de ce matin-là. Il a du mal à comprendre ce qui a fait qu’il n’était pas à son bureau à 8h30, comme tous les jours.

12 septembre 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Le pire du milieu

Prisonnier_chinois La Société britannique de transplantation (BTS) lance de nouvelles accusations concernant le trafic d’organes. Les « fournisseurs » de matière première sont… les prisonniers, condamnés à mort chinois. Naturellement, personne ne leur a demandé leur avis. Quand on sait qu’on peut être condamné à mort en Chine pour des broutilles qui vaudraient une banale réprimande du juge dans un tribunal français, ça permet de planter le décor :

Le tableau : pénurie d’organes dans le monde, des occidentaux ayant les moyens de payer et un besoin urgent, des « matons » chinois qui veulent arrondir les fins de mois…


Résultat :
Trafiquant au téléphone avec son contact chinois : Allo, oui c’est moi. Ça va vieille branche ? Alors, ça gaz ?
Maton chinois : Non mais ça pend plutôt bien en ce moment.
Trafiquant : Ah Ah Ah !! T’es impayable toi. Mais dis-moi, y’a pas que le plaisir dans la vie, je t’appelle pour le boulot là. T’aurais pas un rein ou deux, là, sous le coude ?
Maton : Maaaais si, comme toujours. J’ai un voleur de poules qui doit y passer demain. T’en as besoin pour quand.
Trafiquant : une semaine.
Maton : ok, je te le garde une semaine. Tu viens chercher le paquet ?

Près de 2000 personnes ont été condamnées à mort en 2005 en Chine pour des motifs parfois aussi banals que la fraude fiscale. Il semblerait que les dates de certaines exécutions soient même programmées en fonction des demandes d'organes.

Il y a pas mal de contenu concernant le sujet sur le net. 

Quelques liens :
Rapport d’Amnesty qui accusait déjà en 2002
Le Figaro

Epoch Times

Yahoo News

Futura Sciences

22 avril 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Tchernobyl 2.0

Images2

P’tit gars : maman, tu me racontes une histoire. Maman, tu me racontes une histoire.
Maman : d’accord mais après c’est dodo.
P’tit gars : D’accord. D’accord
Maman : un poème, ça te va ?
P’tit gars : Oui. Oui.
Maman : ok, alors voilà.

Poème pour enfant (bicéphale)

Il était une fois, en un temps reculé,
Dans un pays lointain, dans une froide contrée,
Un réacteur vieillot plutôt mal entretenu
Fondait subitement comme paille menue

Le syndrome chinois menaçant la planète
N’affolait pas vraiment des élus pas très nets
« Le vent tourne et retourne toujours dans le même sens »
Affirmait-on là-haut sans manquer d’arrogance

L’effroi injustifié de la population
Démontre, c’est certain, le manque d’information
Sachez, concitoyens, que nos frontières étanches
Ne laisseront passer aucune menace franche

P’tit gars : Maman.Maman.
Maman : Oui, mon chéri.
P’tit gars
: C’est n’importe quoi ton poème. C’est n’importe quoi ton poème
Maman : …
Maman : Oui mon chéri, c’est n’importe quoi. Maintenant, dodo. Ferme tes 2 bouches et tes 4 yeux.

 
Pour rappel :

il y a 20 ans le réacteur numéro 4 de Tchernobyl fondait.
En plus d’être la plus grande catastrophe du nucléaire civil, Tchernobyl, sans doute parce que rimant avec débile, à donné lieu à des dérives incroyables de nos dirigeants qui pensaient sans doute pouvoir prendre tout le monde pour, justement, des débiles. Aujourd’hui, en cherchant bien, on trouve les réponses aux questions d’hier sur ce désastre.

Quelques liens :

Wikipedia
Greenpeace
Dossier Radio France
IRSN

20 avril 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Histoires courtes

Plantons le trépied en deux points différents et la même photo, naturellement, devient double.

LA GRANDE HISTOIRE COURTE

Suez

En 1956, Gamal Abdel Naser nationalisa le Canal de Suez. Le monde était en mouvement et la région bouillonnait dans le chaudron turbulent d’un avenir incertain.

La révolution de 52 avait apposé le point final de la monarchie égyptienne et transformé les aspirations sociales et nationales en une vague puissante qui déferlerait bientôt sur le Proche et le Moyen-Orient. Le roi Farouk 1er se trouvait ensevelit à jamais par le souffle d’un panarabisme qui demeurerait une ambition, un désir aussi impossibles qu’illusoires.

M. Eden, Premier Ministre britannique, lançait à tue-tête des invectives péremptoires au « Mussolini du Nil », préparant en coulisses les accords de Sèvres avec la France et Israël dans le but d’organiser la guerre et de régler par anticipation l’après guerre. « L’Opération Mousquetaire » devait lancer les troupes franco-britanniques à l’assaut de Port-Saïd afin de contrôler le Canal. La guerre se prépara dans le silence retentissant des cabinets ministériels, les intrigues succédèrent aux menaces et les bruits de canons aux ultimatums.

La guerre qui eu lieu restera dans les ouvrages et les mémoires sous le nom de Guerre de Suez. Elle se déroula entre le 29 octobre et le 15 novembre lorsque, pour la 1ère fois de leur histoire, les Casques Bleus s’interposèrent.

En représailles, l’Egypte décida d’expulser les ressortissants français, britanniques et tous les juifs du pays. Les biens de ces futurs exilés furent confisqués et ils ne purent emporter avec eux que l’équivalent de quelques centaines de francs.

 

LA PETITE HISTOIRE COURTE

Classe_1

En 1956, Gamal Abdel Naser nationalisa le Canal de Suez.
Maurice ne s’était guère soucié de ce qui se préparait. Il se demanderait des années plus tard, avec une incrédulité proche de l’effarement, comment se put-il que la conscience politique lui fit tant défaut.

La révolution de 52 avait apposé le point final de la monarchie égyptienne et Maurice se souvint très clairement de ce jour de juillet où les rues avaient été interdites à la circulation, où ses parents, pris de panique comme tous les parents, lui avaient interdit formellement de se rendre à l’anniversaire de son amie.

Les accords de Sèvres sonnaient déjà le glas des soirées que Maurice passait avec ses amis à la terrasse des cafés, des dimanches après-midi au cinéma Rialto, des week-end occasionnels à Alexandrie, de son adolescence, de sa jeunesse.

L'Egypte décida d’expulser les ressortissants français, britanniques et tous les juifs du pays et Maurice, avec son père et ses oncles, quitta le pays qui l'avait vu naître comme on le lui avait ordonné : en catastrophe, sans meuble, sans argent, sans possession, sans presque aucun vêtements que ceux qu’il avait sur lui, sans bijoux, sans photo et sans objet susceptible d’entretenir le souvenir de son enfance. Il eut 24 heures pour rassembler les quelques riens qu’il fut autorisé à emporter. Quant aux siècles de souvenirs et à la mémoire des racines, il ne se trouva personne pour tout emballer parmi les milliers qui furent expulsés avec lui : les anglais, les français et les juifs qui avaient formé, à force de temps, le riche tissu d’une société et d’une communauté.

La famille de Maurice partit aux quatre vents bâtir des vies ailleurs : en France, au Canada, au Brésil, en Angleterre, aux Etats-Unis, dans les recoins du monde.

En 2006, à l’occasion de la commémoration des « Evénements de Suez » et des expulsions qui suivirent, Maurice retrouva quelques amis avec qui il avait gardé le contact et d’autres qu’il n’avait pas croisés depuis des années, parfois des décennies. Ils évoquèrent leur jeunesse enfouie sous le poids, justement, des « événements » et échangèrent quelques pièces reliquaires qui avaient traversé la mer et qui demeuraient, du haut de leur 50 années, un lien ténu avec leur passé : un vieux bulletin scolaire, un acte de naissance, un passeport, le menu d’un restaurant.

Il y avait de la joie et des éclats de voix, quelques chansons, des histoires contredites maintes fois par l’un et racontées de nouveau par un autre, différemment, bien sûr, mais dans tout cela il n’y avait pas d’amertume.

Il ne subsistait, pour Maurice, qu’un seul regret suffisamment tenace pour avoir traversé toutes ces années, celui de n’avoir pas une seule photo de sa mère, décédée avant son départ. « Qu’il est difficile parfois de me rappeler son visage » avait-il dit à ceux qui avaient partagé son périple, familiers ou inconnus. « Ta mère, mais c’était mon institutrice. Mme Acher. Bien sûr que je m’en souviens, lui dit Albert. Regarde, elle est là sur la photo de classe, c’est la seule que j’avais avec moi en partant. »

Pour la première fois, Maurice versa une larme sur son passé.

04 avril 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Chirac mieux que Malick

Chirac

Chirac. Jacques Chirac ! Vous voyez de qui je veux parler ?

Mais si, souvenez-vous, c’est le type pour qui on a voté en 2002. C’est lui qui vit avec le sac à main dans le 12 000 m² rue du Faubourg St Honoré. Ah, ça vous revient maintenant. Voilà, c’est ça. C’est lui qui avait tenté de faire mieux que le trou de l’Unedic en notes de restaurants.

Eh bien figurez-vous que JC (JC ? JC ? Ça me rappelle quelqu’un d’autre…Ah non, je dois confondre) JC, donc, essaie maintenant de copier Terrence Malick, le génial cinéaste américain qui a tourné 4 films en 30 ans et dont on ne connaît que de très rares photos.

Malick n’accorde pas d’interview, il ne passe pas à la télé, ni à la radio, il ne donne pas son avis sur son travail, ne commente pas le travail des autres, ne participe pas à des débats publics et personne ne sait vraiment ce qu’il pense. Bref, il reste chez lui, et tous les 10 ans il bosse un peu.

Eh bien JC, c’est pareil.

Remarquez, il va peut-être se prendre au jeu et décider d’aller s’installer à LA. Bonne idée, parce que si ça continu il va se retrouver poursuivi pour avoir occupé un emploi fictif pendant… 12 ans ! Putain, 12 ans !!

23 mars 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Non Merci !!

RaelPlantons le décors :
- Le monsieur travaille dur.
- Il lit beaucoup de livres (normal, c’est quand même son fond de commerce)
- Il en écrit aussi
- Il est philosophe
- Il s’appelle Michel Onfray
- Il vend beaucoup de livres.

Eh, je rappelle que c’est un philosophe.

- Ah, oui ! Alors effectivement, il vend beaucoup, beaucoup, mais vraiment beaucoup de livres (plus de 200 000 exemplaires de son Traité d'athéologie !)
- Il célèbre l’hédonisme, est résolument athée, de pensée matérialiste : «Il faut partir du réel et construire avec celui-ci.»
- Il est plutôt polémique : justement le fameux Traité d’Atéologie en a remué plus d’un. Il s’est pris des volées de bois vert et des noms d’oiseaux à tire-larigot.

Mais franchement, méritait-il vraiment ce qui vient de lui arriver ? Franchement !!


Plantons… Onfray :
Bon, c’est vrai, il y a pas mal de gens qui n’aiment pas Onfray. Il y en a aussi qui l’aiment. Certains, même, l’aiment immensément. Au point de le faire, tenez vous bien, «prêtre honoraire».

Et ce n’est pas le premier guignol venu qui lui a asséné ce titre ronflant et ridicule sur le coin de la tronche. Non M’sieur!

C’est Ze-clown-aspiré-par-le-trou-de-la-soucoupe-
volante-et-qui-en-est-ressorti-prophète.

Eh oui, rien de moins que Raël himself !! Claude Vorilhon de son vrai nom, rebaptisé Prophète Raël par ses propres soins (au moins, il n'y a pas débat) et en vacances permanentes au Canada (ils sont moins regardants là-bas sur les vieux pervers qui se tapent des petites jeunes en se faisant passer pour Dieu.) 

SoucoupeMais pourquoi ne l’ont-ils pas gardé dans leur bagnole interplanétaire volante, les extraterrestres ? Moi, je ne vois que 2 raisons :


Raison numéro uno : quand ils se sont aperçus du cas pathologique sur lequel ils étaient tombés, les hommes verts, verts (de rage), l’ont foutu par le fenêtre.

Raison numéro 2 (et certainement la plus probable, il faut bien se rendre à l’évidence) : des créatures sont venues du ciel (hooouuuu) et l’ont choisi, lui. Parmi tous les hommes et toutes les femmes de la terre, il est celui qui a été élu. Lui et nul autre. Maaaaiiiiiis ooouuuuuuuii. Allez, je t’en ressert un p’tit mon Claude, hein. Tu vas pas nous quitter comme ça. Y’a plus qu’un fond de bouteille, on va s’le finir avant que tu ne reprennes la route.

Et oui mon Claude. Jamais personne n’avait trouvé tel filon au fond de la bouteille.

L’article du Monde qui a lâché le morceau est ici

15 mars 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

La fin des haricots ?

L_histoire_sans_fin_1 En 1989 Francis Fukuyama, un politologue américain, écrivit un article qui fit grand bruit. En quelques mois son nom et son article se répandirent comme une nuée de sauterelles de plateaux de télé en articles éclairés, d’essais politico-philosophiques en débats animés, de cours d’économie en conversation de comptoirs. Bref, Fukuyama fit un foutu raffut !

Son article : « La fin de l’Histoire ? »
Il fut initialement publié dans la revue américaine  National Interest et fut traduit intégralement en français dans la revue Commentaire. Cet article sera suivi d’un essai publié en 1992: « La fin de l’histoire et le dernier homme ».


Résumé :
Bien qu’il ne soit pas évident de résumer la chose, je me lance quand même avec la fougue intrépide qui me caractérise : l’Histoire humaine ou, plus exactement, la progression de l’Histoire arrive enfin à son terme avec la diffusion universelle et - donc - l’avènement de la démocratie libérale.

En clair, l’Histoire tire à sa fin grâce au consensus démocratique.

La paternité de cette idée de fin de l’Histoire revient de plein droit à Hegel pour qui, justement, l’Histoire est une évolution progressive des institutions humaines, politiques et économiques.

La fin de l’Histoire serait donc ce stade où cette progression s’arrête puisque l’humanité se retrouve dans un état de contentement béat.

Baignons, frères et sœurs, dans le bonheur démocratique post historique et jouissons, de New York à Khartoum, de Helsinki à Bourg la Reine, de la puissance du bulletin de vote, de la liberté d'acheter et de vendre et de l’égalité en toute chose et pour les toutes âmes de la planète. Fume c’est du belge !


Extrait :
Hegel voyait dans la victoire de Napoléon, à Iéna, la victoire des idéaux de la Révolution française et l'universalisation imminente d'un État qui réaliserait les principes de la liberté et de l'égalité. L'Histoire avait [donc] connu son achèvement en 1806 [et], bien qu'il restât un travail considérable à faire (abolir l'esclavage et la traite des esclaves, étendre le droit de vote aux ouvriers, aux femmes, aux Noirs et aux autres minorités raciales, etc.) les principes fondamentaux de l'État démocratique libéral n'avaient plus à être améliorés.

Et Fukuyama de reprendre à son compte :
Il se peut bien que ce à quoi nous assistons, ce ne soit pas seulement la fin de la Guerre Froide ou d'une phase particulière de l'Après-guerre, mais à la fin de l'Histoire en tant que telle : le point final de l'évolution idéologique de l'Humanité et l'universalisation de la Démocratie libérale occidentale comme forme finale de gouvernement humain.

CQFD !

Bon, c’est un résumé, ok. Alors n’allez quand même pas dire que tout est plié en deux phrases parce que la réflexion est tout de même un peu plus dense que ça.


Pourquoi ce post aujourd’hui ?
Parce que j'étais à l’époque passionné par ce débat et que je trouvais cette idée séduisante. Il me semblait que la « post-Histoire », comme l’appellent les philosophes, avait quelque chose de réconfortant.

Je me souviens aussi très clairement m’être dit, au début des années 90, en voyant Sarajevo assiégée, en entendant les clameurs démoniaques de Milosevic et les sursauts hystériques et fascisants de Tudjman, en regardant tomber le pont de Mostar, en apprenant, incrédule, l’aberration des massacres de Srebrenica, de Vukovar, en regardant, bouche bée, les images des camps (des camps !!) installés à 1h30 de Paris, je me souviens très clairement m’être dit que la fin n’était pas pour demain, que l’Histoire avait encore de beaux (beaux ?) jours devant elle. 

Francis, you fucked up.
Slobodan, rot in hell.

13 mars 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

One down, 2 more to go

QuavezvousvuJe me souviens ma grand-mère me disant : il ne faut pas se réjouir de la mort d'un homme aussi méchant soit-il. Bon, c'est peut-être pour ça que je ne me réjouis pas.

 

Ce qui est sûr c'est que je ne vais pas verser une larme. Mon seul regret est que la mort de Milosevic ait privée le monde d'un procès complet.

Je me souviens comme si c'était hier de Srebrenica et de Vukovar. Je me souviens de son air de vainqueur, arogant et insupportable. Dire que certains le considèrent comme un héros. Moi, je me souviens de lui comme "le Boucher". Il me revient à l'idée que je m'étais dit, en le voyant signer les documents des accords de Dayton, qu'en fait de boucher, c'était aussi un porc sanguinaire.

Maintenant j'attends avec une impatience frénétique l'arrestation de Mladic et Karadzic. J'aurais presque envie de dire "qu'ils crèvent", mais ma grand-mère ne serait pas très contente.

11 mars 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Métro de retard

Journeefemme Bon je sais, les blogs sont supposés être réactifs et sur le qui-vive. Ben, pas cette fois. Cela fait 3 jours que je voulais poster cette note et… pas eu le temps. Donc, en l’honneur de la journée internationale de la femme, hommage cliquable :


Shirin Ebadi ; Taslima Nasreen ; Aung San Suu Kyi ; Simone de Beauvoir ; Marguerite Yourcenar ; Marjane Satrapi ; Rigoberta Menchú Tum ; Françoise Sagan ;  Ingrid Betancourt ; Emilie Dickinson ; Emilie Brontë ; Phillis Wheatley ; Romy Schneider ; Lucie Aubrac ; Marie Curie ; Joséphine Baker ; Rosa Parks ; Hannah Arendt ; Camille Claudel ;  Ella Fitzgerald ; Marguerite Duras ; Marlène Dietrich ; Françoise Giroud ; Louise Labé ;  Anne Wiazemsky ;   Simmone Veil ; Wangari Maathai ; Yasmina Reza ; Billie Holiday ; Ava Gardner ; Françoise Mallet-Joris ;  Elsa Triolet ; Ellen Johnson-Sirleaf  ;

Je sais c'est court, mais au moins c'est là.

 

11 mars 2006 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

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