Ladies and Gentlemen… Roulement de tambours… Mesdames et Messieurs… cymbales et roulement de tambour bis. Entrez sous le chapiteau, ne soyez pas intimidés. Tout le monde peut jouer…
… Alors pourquoi pas vous ? Pour gagner il suffit de répondre à la question : Bubble or not bubble ?
Eh oui, cette question est sur bien des lèvres, on la retrouve dans la presse écrite (payante et gratuite), sur les journaux du net, dans les étroites colonnes des blogs (avertis ou candides), en français, en anglais, allemand, gaélique, bref la question agite sérieusement les esprits et les réponses fusent de toutes parts.
Et quelle est la réponse à cette question ?
Pour vous faire une idée de la chose vous pouvez écouter et lire ce que les autres en pensent. Techcrunch a fait quelques intreviews de personnalités du net et dans le premier opus de cette série d’entretiens on retrouve les avis suivants :
. Pierre Chappaz : nop ! point de bulle.
. Jérémie Berrebi : pareil. Bulle ? No bulle !
. Mauro Mariani : ébullition, certes, mais pas l’ombre d’une bulle.
. Pascal Rossini : « oui, sans doute » mais il reste très optimiste.
Le Monde publiait lundi dernier un article sur le sujet faisant état d’un certain nombre de « paramètres » du marché qui font ressembler l’activité actuelle – l’ébullition ! – à une bulle : nombreuses levées de fond et valorisations supposées stratosphériques (qui sont le propre des périodes d’euphorie délirantes).
On y lit la brève crainte de Marc Simonsini qui s’inquiète que l’on « reparte comme en 2000 » et la sérénité de Philippe Collombel de Partech (qui est co-investisseur dans le récent tour de table de Dailymotion) qui souligne la prudence actuelle des investisseurs qui auraient beaucoup appris grâce aux plumes perdues en 2000.
Cet article fait, entre autres, mention des montants levés par Sarenza : 6,5 millions d’euros. Et, justement, cela me permet de faire la transition sur ce que je pense du sujet en répondant à une autre question : pourquoi Sarenza « cartonne » ?
Parce que le marché est là. Parce que le cœur de cible de Sarenza (femmes actives de 25 à 49 ans) est en ligne aujourd’hui et achète massivement. Les femmes représentent 50% des acheteurs sur internet.
En 2000 il n’y avant en ligne que des hommes (ou presque) qui cherchaient des ordinateurs et de matériel électronique. Ok, ça frise sans doute la caricature, mais le point que je veux souligner est que le marché est aujourd’hui beaucoup disposé qu’en 2000 à voir l'éclosion de nouveaux marchands du seul fait que les acheteurs cherchent une grande diversité de produits en ligne. Le public captif est vaste et demandeur.
J’ai la ferme conviction que tout ce qui se vend dans le monde physique peut se vendre en ligne. C’est pourquoi le commerce électronique de biens physiques à devant lui un avenir radieux : les bons projets méritent d’être financé et les retours sur ces investissements seront au rendez-vous.
Maintenant, la question reste entière pour ce qui concerne les projets de type Web 2.0. Pourquoi ? Parce que le modèle est incertain. La définition de ce qu’est le Web 2.0 est elle-même improbable.
Je cite le Monde :
« Ce concept désigne à la fois des nouvelles technologies et des nouvelles fonctionnalités qui, ces derniers mois, ont rendu l'Internet plus "collaboratif" qu'avant. Le Web 2.0 rend ainsi possible, par exemple, une personnalisation très poussée des sites. »
Hum…
Sur la bulle du Web 2.0, je vous invite à lire l’article de Siliconvalley.com sur le sujet.
Alors, sommes-nous plus avancés pour autant ? nous l’étions peut-être hier soir, mais ce matin les choses sont sans doute différentes. Google est passé par là. Ou plus exactement Google est passé par la case Youtube. Beats me guys ! Quand je vois ça, je me dis qu’il y en a au moins 2 qui vouent un culte à cette bulle 2.0.







